Avec le choix d’un instrument, vient souvent le souci du solfège!

Il s’agit réellement d’un problème  car il  est encore trop souvent enseigné de manière trop scolaire et renvois aux enfants le sentiments d’être encore à l’école en imposant des cours purement théoriques.

Néanmoins savoir lire la musique est une chance mais, comme pour la lecture de texte, il faut accepter d’en intégrer les codes.

De fait, apprendre à lire en même temps que le solfège est tout à fait envisageable, beaucoup de choses se font écho dans les deux mondes comme les points de suspension et le point d’orgue par exemple. Il faut prendre le temps de respirer, en lecture comme en musique et de respecter ce qui est écrit. Il faut mettre le ton et faire attention à la tonalité. Les deux types de lectures peuvent donc venir s’enrichir mutuellement .

Maintenant que nous sommes convaincus de la nécessite d’apprendre ce langage pour s’ouvrir pleinement au monde de la musique, il faut voir, si par hasard, il n’y aurait pas quelques moyens de rendre cet apprentissage plus ludique…

Pourquoi ne pas jouer avec les notes?

Pour commencer à se familiariser avec le solfège, l’idéal serait de pouvoir jouer avec les notes, certaines petites méthodes facilitent l’approche de leur lecture.

« Le tout petit conservatoire » permet de dessiner, d’écrire et de lire la musique, tout en manipulant des autocollants. Il offre la possibilité de jouer avec des cartes et d’associer le mot à sa représentation. Des jeux de « vrai ou faux » permettent de s’assurer que l’enfant a bien compris.

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« J’aime la musique », premier volume aux éditions Henry Lemoine, offre aux jeunes lecteurs une approche amusante de la lecture des notes. Le fa, devient le fa de facteur, le si de sirène, le de réveil, le sol de soleil. Sans savoir écrire, on peut ainsi commencer à apprendre à reconnaître les notes tout en plaçant des autocollants.

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Pour compléter, un livre jeux intitulé « MusiqCartes », jeu de cartes musicales, Volume 1 de Laetitia Disseix-Berger, offre la possibilité de jouer avec les notes comme support de jeux de Memory ou de Sept familles mais aussi, avec les familles d’instruments, l’ordre des dièses, des bémols… Tout cela s’apprend progressivement en manipulant les cartes.

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Il existe aussi des jeux de dominos sur les notes de styles différents qu’on peut trouver sur Internet : http://www.note4piano.com

Comment aborder un vocabulaire spécifique?

Si votre enfant choisit d’apprendre le solfège, un livre me semble indispensable dans votre bibliothèque : « Formation musicale première année débutant 1 » de Marie-Claude Gomila.  Tout y est exposé clairement, avec de vraies explications accessibles à tous. (Adolescent et adulte inclus). Le volume 2 est aussi très bien conçu, il offre une évolution de l’apprentissage de la lecture très progressive. Je regrette qu’il ne soit pas proposé systématiquement dans les conservatoires, il est très lisible, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas… même si de nombreux progrès sont à noter.

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Le solfège reste, dans les esprits, très poussiéreux et mal enseigné. Il est souvent à l’origine d’un dégoût des enfants pour la musique, ce qui est bien dommage. Certains enseignants le font apprendre aux enfants en même temps qu’ils découvrent leur instrument, d’autres l’enseignent en cours collectifs, par niveau de connaissances. Selon les enfants, une méthode marchera surement mieux qu’une autre, il faudrait pouvoir s’adapter au fonctionnement de chaque enfant pour satisfaire ses demandes.

Retomber dans du scolaire, si l’enfant éprouve déjà des difficultés à apprendre à l’école, parait ridicule. Mais rien n’empêche d’être bon musicien et de prendre du plaisir à jouer sans pour autant faire partie des premiers de la classe. Parmi les commentaires allant contre l’enseignement du solfège, revient régulièrement que seuls les enfants ayant des parents musiciens y arrivent vraiment. Est-ce que ces mêmes parents considèrent qu’à l’école, ceux dont les parents ont eu le baccalauréat, seront forcément les meilleurs ? J’ai vu, à l’inverse, des parents non musiciens faire la démarche de comprendre ce que leur enfant devait apprendre et les résultats de leurs enfants ont vite été en progrès. Vous vous demanderez peut être pourquoi ? Simplement parce qu’en aidant votre enfant à apprendre, vous contribuez à une meilleure compréhension et vous lui offrez une vraie chance éducative…

Il y a en musique comme ailleurs un vocabulaire à savoir. Par exemple: La noire, la blanche, la ronde, les croches et les doubles croches, les triolets…Allez voir ce que propose Jean- François Zygel dans ce domaine , la reprise par exemple selon lui veut dire “on joue une seconde fois (pour ceux qui dormaient)”. Toutes ses définitions devient tellement claires quand il explique!  C’est un véritable décodeur qui nous fait voir la musique comme accessible.

Pour les grands amateurs de leçons de solfège plutôt « technique » et pour parfaire votre connaissance sur Bach, n’hésitez pas à regarder en DVD le spectacle intitulé « Que ma joie demeure! » d’Alexandre Astier, c’est un pur régal d’humour et de culture. L’approche est pertinente et si, par hasard, vous vous intéressez aux orgues, il faut absolument regarder le bonus. Après visionnage, vous prendrez, sans nul doute, du plaisir à aller les voir et les écouter dans les églises avec un petit sourire aux lèvres.

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Comment retenir facilement le nom des notes?

Les notes portent chacune un nom. Il y en à 7 (comme les jours de la semaine).

Un grand merci au film intitulé “La mélodie du bonheur”, dont la chanson entre si facilement dans notre tête. Elle peut toujours contribuer à nous aider à mémorise aisément le nom des notes.

Do, le do il a bon dos

Ré, rayon de soleil d’or

Mi, c’est ma moitié d’un tout

Fa, c’est facile à chanter

Sol, le sol ou vous marchez

La, l’endroit ou vous allez

Si, c’est siffler comme un merle

Et on en revient à Do…..

Pour les plus jeûnes vous pouvez aussi penser aux comptines.

Do, ré, mi, la perdrix…

Do, ré, mi

la perdrix

mi, fa, sol

elle s’envole

fa, mi, ré

dans un pré

mi, ré, do

tombe dans l’eau

Il y a aussi la très célèbre:

Do, ré, mi, fa, sol, la , si, do

gratte moi la puce que j’ai dans le dos

si tu me l’avis gratté plus tôt

elle ne serait pas monté plus haut…

Comment le nom des notes a-t-il été déterminé ?

Parce qu’il faut toujours chercher un peu plus loin, et essayer d’en savoir toujours un peu plus, j’ai tenue à vous raconter ce que nous trouvons sur l’origine de nos notes. Il paraîtrait que c’est  au XIe siècle que le moine Guido d’Arezzo décide d’utiliser les syllabes d’un chant latin : « L’Hymne de Saint-Jean Baptiste » pour nommer les notes. Il prend la première syllabe de chacune des six premiers vers de l’hymne (ut, ré, mi, fa, sol, la). Seule la note « Si » est composée avec les deux initiales du dernier vers : Sancte Iohannes. Dans les pays de langue romane (français, italien, espagnol, portugais), cette codification s’impose et nous l’utilisons toujours. Seul « Ut » est devenu « Do ». Ci-dessous, le texte de ce chant :

Hymne de Saint Jean-Baptiste

(Texte latin du poète Paul Diacre)

Ut queant laxis

Resonare fibris

Mira gestorum

Famuli tuorum

Solve polluti

Labii reatum

Sancte Iohannes